Partition de l'Empire ottoman

Après la Première Guerre mondiale l'Empire ottoman fut divisé en plusieurs nouveaux pays créant le monde arabe moderne et la république de Turquie. La Société des Nations accorda à la France les mandats sur la Syrie et le Liban et, au Royaume-Uni, les mandats sur la Mésopotamie (qui devint plus tard l'Irak), et sur la Palestine, Les possessions de l'Empire ottoman dans la péninsule arabique devinrent le royaume du Hedjaz et le sultanat de Nedjd (aujourd’hui l'Arabie saoudite), le Yémen et les états arabes du golfe Persique.

Les Kurdes

Le Traité International de Sèvres conclu le 10 août 1920 entre les Alliés préconisait la création sur une partie du territoire du Kurdistan d'un Etat kurde. Le rapport de forces sur le terrain a empêché son application. Fin 1925, le pays des Kurdes se trouve partagé entre 4 Etats: Turquie, Iran, Irak et Syrie et privé même de son autonomie culturelle.

Entre 1984 et 1999, dans le Kurdistan turc, un conflit armé oppose le parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) aux forces turques. La région continue à être instable.

Turquie

A la fin de la Première Guerre Mondiale, l'Anatolie et la Thrace orientale sont attribués à la Turquie, les Arméniens sont chassés du territoire turc et la minorité grecque de Turquie est échangée avec la minorité turque de Grèce. Mustafa Kemal est élu premier président de la République de Turquie. avec la volonté de créer un État moderne et laïque.

En 1946, après la Seconde guerre mondiale, le parti démocrate arrive au pouvoir et le laïcisme de Mustafa Kémal subit ses premières remises en cause.

En 1960, un coup d'État militaire renverse le gouvernement, le général Gürsel fait adopter une nouvelle constitution garantissant les libertés démocratiques. De nouvelles élections portent au pouvoir Ismet Inonu en 1961.

En 1971, un nouveau coup d'État militaire a lieu. Les militaires gardent le pouvoir un an avant de le rendre au civil. Ils prennent de nouveau le pouvoir en 1980 et organisent des élections.

A partir de 1991, la Turquie est candidate à l'entrée dans l'Union européenne. En 2002, le Parti de la justice et du développement (AKP), islamiste modéré, remporte les législatives. Le rôle des militaires diminue dans les institutions gouvernementales.

En 2014, Recep Tayyip Erdoğan est élu président de la République de Turquie, Grande alliée des États-Unis, la Turquie s’ouvre cependant de plus en plus vers le monde musulman sunnite. Confrontée depuis 2011 à la guerre civile syrienne, la Turquie s'efforce de provoquer la chute du régime de Bachar el-Assad soutenant l'opposition syrienne à l'étranger et laissant passer sur son territoire combattants et armes en direction de la Syrie. Mais elle mène également une politique de soutien aux groupes qui combattent les Kurdes syriens, pour empêcher la création d'une entité kurde en Syrie. Tout en affichant une position médiane auprès de l'Occident, elle continue de soutenir les groupes armées luttant contre Bachar el-Assad, « quitte à épauler Daech ».

En politique intérieure, le début du mandat de Recep Tayyip Erdoğan est marqué par un élargissement des droits des instances religieuses non musulmanes, mais le durcissement du gouvernement contre la liberté de la presse s'accentue. En 2015, 15 chaînes de télévision sont saisies ou interdites d’émettre, des centaines de journalistes sont sous le coup de poursuites pour avoir « insulté le président ».

Le 15 juillet 2016, une tentative de coup d'état militaire menace le pouvoir d'Erdogan. La tentative de coup d’Etat est avortée.

République islamique d’Iran

A la mort de l'ayatollah Khomeyni en 1989, Ali Khamenei, dignitaire religieux chiite, est élu par l'Assemblée des experts, un collège de 80 religieux, «guide de la révolution», fonction qu'il occupe toujours aujourd'hui,

En 2013, Hassan Rohani est élu président de la République

En 2002, la révélation d'un site nucléaire secret, une usine d'enrichissement d'uranium à Natanz, attise les soupçons des Occidentaux et marque le début d'une crise de douze ans. L’accord conclu à Vienne en 2016 limite considérablement les capacités nucléaires de l'Iran. « Cet accord n'est pas fondé sur la confiance. Il est fondé sur les vérifications », a déclaré Barack Obama. « Les inspecteurs auront un accès 24 heures sur 24 aux installations nucléaires iraniennes clés. » Hassan Rohani a affirmé de son côté que son pays « ne cherchait pas et ne cherchera jamais à avoir l'arme nucléaire ».

Irak

Dans un effort de répartition des rôles entre les trois principales communautés, l'exécutif est partagé entre trois personnes : le président Fouad Massoum est kurde, le Premier ministre Haïder al-Abadi est chiite, communauté la plus nombreuse, et le président du parlement, Salim al-Joubouri, sunnite. Deux personnalités religieuses issues de la communauté chiite ont une influence déterminante : l’ayatollah Ali al-Sistani et Moqtada al-Sadr.

La communauté internationale et le grand ayatollah Ali Al-Sistani ont, à plusieurs reprises, appelé les politiques à présenter un front uni face aux avancées de l'Etat islamique.

Syrie

En 1970, après une série de dictatures militaires instables, Hafez el-Assad, prend le pouvoir par un nouveau coup d'État. Son régime fortement autoritaire, est structuré autour d'un parti unique, le Baas, parti créé en 1947 à Damas qui a pour but l'unification des différents États arabes en une seule et grande nation. À sa mort en 2000, son fils, Bachar el-Assad, lui succède et maintient le régime instauré par son père, avec un certain relâchement des libertés en début de mandat5. Début 2011 se déclenche la Guerre civile syrienne dans le cadre du Printemps arabe. Elle se prolonge encore aujourd'hui. En août 2015, le nombre de morts est estimé à 240 000 pour les estimations les plus basses, avec 2 millions de blessés, 4 millions de réfugiés et 7,6 millions de déplacés à l'intérieur du pays. Le conflit a jeté plus de la moitié de la population hors de son foyer et ouvert la voie à l’Etat islamique qui cherche à agrandir son territoire et à al-Qaïda, L’intervention de la Russie a aggravé la crise.

Arabie saoudite

Le régime est la royauté de droit divin contrôlée par les familles Saoud et Wahhable liées par le mariage. Salmane ben Abdelaziz Al Saoud est actuellement roi.

Berceau du wahhabisme, régi par la charia, le Coran est la seule constitution. Aucune manifestation ou culte d'une autre religion que l’islam n’est accepté. Ceux qui expriment une opinion différente sont déclarés apostats et passibles de la peine de mort..

La version rigoriste de l'islam par l’Arabie saoudite est accusée d'inspirer l'extrémisme sunnite, dont celui des djihadistes de l'Etat islamique.

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